<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-20176002</id><updated>2012-02-16T18:54:19.710+01:00</updated><title type='text'>A la fenêtre [Abandonné]</title><subtitle type='html'>J'ai secoué les rideaux pleins de rêves de poussière, j'ai entrouvert les volets, et ma joue s'est collée contre la glace. J'ai jeté un coup d'oeil sur l'extérieur grisâtre. Il ne m'a pas intéressé longtemps, alors je suis partie.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://ambiance-vitree.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20176002/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambiance-vitree.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Ivich</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11420496746274716830</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>10</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20176002.post-8723503019446474916</id><published>2007-10-30T14:42:00.000+01:00</published><updated>2007-10-30T14:54:33.109+01:00</updated><title type='text'>La vitre</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:georgia;font-size:85%;"&gt;"Point pour Baudelaire "d'objet plus profond, plus fécond, plus ténébreux, plus éblouisssant qu'une fenêtre éclairée d'une chandelle. Ce qu'on peut voir au soleil est toujours moins intéressant que ce qui se passe derrière une vitre...". Car le soleil dépouille, écrase l'univers. Sous le soleil nous sommes tous égaux et misérables, mauvais acteurs d'un drame dont nous ignorons le sens, jaugés, jugés par l'oeil lointain. Mais la vitre rassure. Elle met le monde sous glace. Elle transforme la réalité en un spectable, l'absurdité en une énigme, la platitude en une profondeur, et nous devenons nous-mêmes, derrière elle et par elle, des spectateurs, et donc des innocents. Transparente, elle empêche la splendeur, mais elle favorise cette concentration lumineuse qu'est l'éblouissement. Enfin, elle semble évider encore la profondeur et purifier la nuit, en cristallisant dans sa pâte glacée toute l'inquiétante et vague épaisseur autrefois éparse dans le tissu concret de l'ombre. [...] La vitre ne voile pas le gouffre, mais elle fait mieux : elle le signale et l'interdit. "&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Dans&lt;em&gt; Poésie et profondeur&lt;/em&gt;, de Jean-Pierre Richard&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20176002-8723503019446474916?l=ambiance-vitree.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambiance-vitree.blogspot.com/feeds/8723503019446474916/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20176002&amp;postID=8723503019446474916' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20176002/posts/default/8723503019446474916'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20176002/posts/default/8723503019446474916'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambiance-vitree.blogspot.com/2007/10/la-vitre.html' title='La vitre'/><author><name>Ivich</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11420496746274716830</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20176002.post-5162980373755033631</id><published>2007-02-06T08:00:00.000+01:00</published><updated>2007-02-06T08:06:19.134+01:00</updated><title type='text'>Chimères</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:georgia;font-size:85%;"&gt;I-&lt;br /&gt;Il n’y avait rien de changé. Le cœur était toujours là, caché au creux de l’univers moite et rose du sein fragile. Au gré des exhalations précipités, la bouche s’ouvrait, puis se refermait. Les mains frôlaient le visage, le cœur, mais le toucher restait insensible. Les regards brillaient, mais le triste et le rire s’indifférenciaient. C’était une belle journée d’hiver, mais nous étions encore dans octobre, alors le printemps ne nous frôlait pas. Il s’en allait, s’emmêlait dans les jupes tournantes des filles, rejaillissait des sourires, mais nous laissait toujours durs comme des diamants. C’est-à-dire que nous collectionnons les pierreries les plus exotiques, mais nous les gardions pour nous lorsque les moments dorés revenaient. Et cela arrivait de temps en temps. De moins en moins, mais alors que nous perdions la foi, ils nous éblouissaient, et nous réentendions battre les cœurs de chacun. C’était souvent au ciel d’octobre, et nos diamants fondaient de nos yeux jusqu’à prendre la forme de phantasmes qui se baladaient un peu partout et s’emportaient selon des courants étrangers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;II-&lt;br /&gt;Ciel d’octobre, nous rêvions à la chaleur diffuse sur les peaux brunes, à l’animalité qui éloigne des lignes des métropoles, des élans des rapaces, et du rire jaune du fonctionnaire. Ah jungles amazoniennes, tribus indigènes, insectes tropicaux, curiosités lointaines ; nous rêvions de bagages et de liberté, nous rêvions Sensations, du vent des voiles au saut du phoque, du panda rigolard aux déserts sahariens. Loin des Louis multiples, nous lui préférions la majesté khmère, et Versailles n’était qu’une esbroufe face au Taj Mahal ; Erigé pour l’amour d’une déesse mortelle, nous ne connaissions que les légendes des temps anciens, nous caressions des yeux le buste de l'égyptien. Amoureux ; c’est au bout du monde que nous cherchions l’Etoile de l’inhérent, abusif voyage, nous voyagions de contrées en contrées, les paumes en aumônes d’attendre de donner, et les bouches sur les cœurs, aspirer onirismes silencieux. Nous embarquions sur l’albatros, et nos bagages remplis de silence l’alourdissaient de non-dits, le faisaient pencher sur l’Humanité qui nous retrouve, que nous aimons... C’est pour toi Humanité que nous reviendrons chargés de merveilles émerveillantes, de fruits et d’espoirs, d’amour toujours dense, de langueur éternelle…&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:georgia;font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:georgia;font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;III-&lt;br /&gt;De son étreinte passionnée, elle empoigne la cité tant aimée ; et d’être toujours rejetée, c’est au fond des abysses qu’elle emporte son secret. La pieuvre et l’Atlantide.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20176002-5162980373755033631?l=ambiance-vitree.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambiance-vitree.blogspot.com/feeds/5162980373755033631/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20176002&amp;postID=5162980373755033631' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20176002/posts/default/5162980373755033631'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20176002/posts/default/5162980373755033631'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambiance-vitree.blogspot.com/2007/02/chimres.html' title='Chimères'/><author><name>Ivich</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11420496746274716830</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20176002.post-476681184701633581</id><published>2007-01-12T21:17:00.000+01:00</published><updated>2007-01-12T21:57:31.256+01:00</updated><title type='text'>Mousse</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Scène matinale &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;br /&gt;Dans tes yeux hagards, le néant a pris la forme de ton visage. Jour après jour, il émerge un peu plus de cette profondeur bleutée, dévore les joues, lape les cernes. S’étend jusqu’à ton front, y raye les idées. Il t’accompagne quand le quotidien se présente à toi. Il reste là quand je me tiens près de toi. Ce matin est comme les autres. Face à ton reflet dans la glace, tu ne bouges plus, tu te connais enfin comme la nuit t’a révélé, nu et étendu dans le lit, inutile. Je te regarde, et je ne sais pas à quoi tu penses. Je te couvre le cou d’une serviette propre. Puis, je m’enduis les mains d’une mousse blanche, et doucement, je te tapote les joues. Tu ne réagis pas, tu me laisses faire. Alors, je continue sans rien dire. Quand j’ai fini, je me lave les mains de l’eau de l’évier. Comme tous les matins, tu restes encore indifférent au rasoir qui te frôle la peau et te parcoure le visage. C’est comme une barbe que l’Ennui rase… D’un gant propre, je t’essuie doucement le menton, et un peu de mousse tombe dans ma main. Je n’ose te toucher davantage, mais je te sais la peau aussi douce qu’un nouveau né. Et quand je te libère de ta serviette, tu ne te lèves pas tout de suite. Tu ne t’es pas encore réveillé, et tu te contemples toujours. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Je dis soudain : « Je vous trouve vraiment beau », et sans guetter ta réaction, je range mon service de barbier. Au tintement de la clochette accrochée à la porte, je te sais sorti, et déjà je ne peux plus penser à toi, je t’oublie ; Quelqu’un d’autre s’avance et s’installe sur le siège, une cliente qui attend, qu’un jour, un homme lui dise qu’elle est belle… &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20176002-476681184701633581?l=ambiance-vitree.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambiance-vitree.blogspot.com/feeds/476681184701633581/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20176002&amp;postID=476681184701633581' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20176002/posts/default/476681184701633581'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20176002/posts/default/476681184701633581'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambiance-vitree.blogspot.com/2007/01/mousse.html' title='Mousse'/><author><name>Ivich</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11420496746274716830</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20176002.post-113649985608515157</id><published>2006-01-05T23:23:00.001+01:00</published><updated>2007-01-05T15:37:19.820+01:00</updated><title type='text'>Lâcheté</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Quand j’étais petite, moi, j’avais mon plaisir. Infini.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans de l’eau savonnée magique, je trempais mon cercle de plastique rose, et en soufflant des bulles, je m’entraînais à être Eole. Son pouvoir influait à travers toute la pièce, et je trouvais ça très joli. Surface moirée de mille couleurs, coquettes et enchantantes, ces rêves voletaient distraitement pendant qu’Eole les faisait fuser du cerceau rose, constellations comiques de l’eau merveilleuse. Eprise de la Beauté, je l’étais aussi de l’Ephémère ; mais chaque fois qu’elles éclataient dans un cloc ! savonné, je savais que ce n’était jamais d’elles-mêmes. Pour moi, elles seraient restées féeriques, sphères valsantes, reflets d’envols jamais oubliés... En fait, c’était l’Irrémédiable qui, profitant de leur fragilité éclatante, accomplissait ses méchants faits. De son aiguille rouge, il les perçait une par une, et je crois bien que c’était son plaisir ignoble. Et même si cela me brisait le cœur, pour lui, ce n’était apparemment jamais assez, car Monsieur l’Affreux a eu un jour l’idée de faire comme moi. Il s’est alors procuré de son eau visqueuse, et il s’est muni d’un instrument cerclé d’acier. Il a ensuite soufflé, soufflé ; mais il n’y avait qu’une bulle — énorme, obèse. C’était un monstre infâme qui était né d’une haleine ; une créature globuleuse, qui évoluait pataude et avec beaucoup de peine. Sur son passage, elle bousculait toute chose, et si on regardait bien, il se passait quelque chose d’étrange ; je crois qu’elle se chargeait peu à peu de l’annihiler pour qu’on ne s’aperçoive pas de ce qu’elle faisait. Oui — c’est horrible, mais je pense qu’elle dévorait. Que sa lente démarche ne s’expliquait que par la voracité de son appétit. D’ailleurs, elle ne cesse de manger et de dévorer tout ce qui se trouve sur son passage, au nom de la croissance, de l’extension territoriale de son corps obèse, toujours, et encore, et éternellement. Cela peut paraître drôle et absurde, mais vous ririez moins si vous saviez toutes les choses qui se trouvent maintenant dans son ventre. Vous ne la voyiez pas ? Mais c’est qu’elle vous a eu. Le monde continue à tourner ? Mais c’est que ses rondes et ses mouvements ne sont que bercés par une houle stomatique. Mais oui, c’est ça… Mes pauvres amis, elle nous a avalés ensemble. Et pauvre folle, je suis la seule à le savoir ! C’est bien là mon malheur, mon impuissance ! J’ai tenté de la percer avec mes pauvres compas, et ça ne marche pas. Elle est bien trop solide, bien trop vaste, adipeuse ; j’ai beau m’approcher pour crever sa chair, trouer sa peau, mais elle s’étend toujours plus loin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je perds donc espoir, je me résigne, mais Peter Pan dit encore non, même si Peter Pan a peur… C’est un très bel enfant, et je l’aime pour sa révolte entêtée, sa pureté, son insouciance. Sa cruauté. Il n’essaie jamais de comprendre, il est terriblement borné parfois, et tellement injuste ! A ses yeux, tout ce qui le déplait ne connaît pas d’excuses. Il dit non à ce qu’il n’aime pas, et il ne fait jamais de compromis ; les concessions, c’est une ruse d’adultes, pas la sienne. Il est entier. Je crois que jamais il ne pourra se soumettre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Amis, je vais vous dire un secret. Il ne faudra cependant jamais le lui répéter ; il ne faudra cependant jamais le faire, parce qu’il pourrait glisser jusqu’à ses oreilles, et le pauvre ! il en serait tellement mortifié de honte qu’il se convaincrait de n’avoir jamais pleuré ; il me traiterait de menteuse et irait bouder dans son coin. Mon secret ? C’est cela ; Peter Pan, mon Peter Pan, l’intrépide qui ne tremble devant rien, a pleuré. Moi, je suis adulte, je ne pleure pas ; mais lui, il a versé des larmes abondantes, avec des sanglots et des soubresauts qui agitaient tout son petit corps ; et c’est alors que moi aussi, j’ai eu très peur. J’ai eu honte de ses larmes. Alors je suis passée très vite sans qu’il ne sache que je l’ai vu, et je suis partie. J’aurais du le prendre dans mes bras et le consoler en lui caressant les cheveux, mais je n’ai pas osé. Cette amertume dans la bouche, cette glace dans les yeux… est-ce Wendy qui s’adulte ?&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20176002-113649985608515157?l=ambiance-vitree.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambiance-vitree.blogspot.com/feeds/113649985608515157/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20176002&amp;postID=113649985608515157' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20176002/posts/default/113649985608515157'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20176002/posts/default/113649985608515157'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambiance-vitree.blogspot.com/2006/01/lchet.html' title='Lâcheté'/><author><name>Ivich</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11420496746274716830</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20176002.post-113619643259873581</id><published>2006-01-02T11:00:00.000+01:00</published><updated>2006-01-02T11:44:57.206+01:00</updated><title type='text'>L'amour d'un frère virtuel</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;C’est le deux janvier que je commence la nouvelle année, parce qu’il m’a fallu deux jours avant de me décider à revenir. Je voulais débuter cette année par un billet doux, qui vous toucherait dans votre facile vulnérabilité. Par superstition. Vous savez, je crois sincèrement que la première chose qu’on fait le premier jour de l’année influence tous les autres ; alors je me disais que les épisodes de cette nouvelle année dépendrait du premier billet, puisqu’ils sont tous tirés du vrai, du faux, du détourné, du trucage, du direct, de mes délires, de l’amer, du Grinch, et du vent, qui caractérisent mon monde. Je voulais bien commencer. J’ai donc longuement réfléchi à ce que j’allais vous offrir. Un don personnel et gratuit. Je m’interrogeais sur le trésor que j’allais sacrifier, immoler, égorger sur l’autel de ma honte au sang hypocrite, qui se déverserait, au scalpel de ma prétendue générosité. Vulgaire que tout ceci, entièrement vulgaire ! Cela ressemblait à Noël, ce que je m’apprêtais à faire ; si j’avais agi ainsi, je me serais sentie horriblement mal, car je l’aurais fait par obligation. J’aurais mis en esclavage ce petit trésor, et piétiné mon estime personnelle… Hélas ! je suis si superstitieuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au début, je voulais parler du jus d’orange pressé par maman. Mais j’ai vite renoncé, parce que vous n’auriez pas compris… Quand j’ai lu sa lettre à elle, la superstition m’a rattrapée. Son cœur est bon comme une orange, alors ce sera elle, ma biche, le trésor désertique de mes idoles aux yeux fardés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Offrez l’œuf, et l’oiseau reviendra à vous… »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je voulais l’oiseau bleu, mais j’avais déjà l’oiseau rare. Tout a ainsi commencé : mon esprit volait au-delà des océans, dans un autre continent, sous un autre soleil, nullement encouragé par une recherche. C’est là que le Hasard intervient : un oiseau pépiait joyeusement, et Eole a été séduite par son chant rosée…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est sa complainte à elle que vous devez maintenant écouter, parce qu’en moi, il n’y a qu’elle qui sait dire ces choses là…&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;« Suspends-toi à la branche de mon arbre dépouillé, et refleuris-le de tes notes joyeuses, mon bel volatile. Tu sais, tu me touches à chaque fois que je te lis. La générosité, on me l’avait enseignée ; elle avait pris la forme de ma mère, mais les gênes ne me l’ont jamais transmise. En toi seulement, je l’ai reconnue, la belle chose qui se développait sous la chaleur de notre amitié.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sept heures nous séparent ; combien de nouvelles évaporées ? combien d’instants perdus ? quelle est l’étendue de notre ignorance de l’une par rapport à l’autre ? Oh, je n’éprouve pas le besoin que tu me comprennes, pas le désir de figurer au premier plan de ta vie, pas même l’envie que tu penses à moi. Et pourtant, je t’aime. Là réside sans doute ta magie, ma belle. Cette affection que je garde dans mon cœur pour toi. Il me suffit de savoir que tu vas bien, et je continue ma vie, parce que je sais qu’il n’y a nul besoin d’entretien à l’estime que j’ai de toi. Tu es une amie en or, parce que tu ne rouilles pas, parce que je n’ai pas besoin de frotter, avec un hideux chiffon, pour que notre amitié étincelle, il n’y a pas de lumière pour son éclat, la valeur ne se calcule pas, elle est innée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai la chance de te connaître, toi qui nous dessines des silhouettes échappées du néant ; d’où les tires-tu d’ailleurs ? Je te soupçonne de les cueillir dans un pays bienheureux où on s’aime pour de vrai, pour de bon, où l’espoir claironne ; un pays qui te ressemble. Ces personnages, il te suffit de les chatouiller de tes plumes roses, et elles se mettent à respirer, c’est magique !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne t’aime pas en égoïste ; je sais que tu appartiens à un tas d’autres gens qui partagent tous mon amour pour toi. Te rappelles-tu d’un rêve d’encre et de papier qui s’est envolé par la voie postale jusqu’en France ? Je ne l’oublierai jamais ; il me revient toujours avec un sourire. C’est vieux de deux ans, mais tu sais comme en deux ans, on peut vieillir. Les rides apparaissent un jour au coin du cœur, et on n’ose fouiller dans nos pensées pour leur trouver des cheveux gris. Ce souvenir me rajeunit. Si, si, je suis vieille ; j’ai déjà les soucis d’un adulte, mais je me comporte comme un gosse. Peter Pan ne me quitte pas. Il y a des gens à qui je parle bien plus qu’à toi, mon amie, mais ce sont tous des Peter Pan comme moi. Si à nous tous, nous parvenions à arracher des flots notre île imaginaire, nous vivrions tous en Robinson Crusoé, tu sais. C’est de l’amitié d’égoïstes, tout ça. Mais j’y tiens beaucoup, parce qu’ils m’apportent ce que tu ne peux m’offrir : de la compréhension tirée d’une même expérience d’adultes prématurés. Ma lucidité m’élève directement au rang d’adulte, bien que légalement je n’ai pas encore atteint l’âge de voter. Je n’ai jamais été adolescente. J’aurais pourtant aimé connaître l’âge de folie, mais ça ne m’est pas accessible… Peter Pan reste dans mon cœur…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu es un bel oiseau, ma Josy ; élève-toi toujours plus haut dans les cieux, dore-toi au Soleil, mais ne te laisse par alourdir par des gens qui voudraient se laisser porter sur tes ailes. A cause de leur poids, ne vacille pas dans ton vol. Décharge les sur le sol, même si c’est dur et que tu les aimes, ils n’ont pas le droit de t’arracher les plumes pour leur belle collection, ils n’ont pas le droit de t’enfermer dans une cage aux barreaux dorés. Garde ta liberté ! Oui, reste libre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je connais ta naïveté, je la vis aussi quand je suis en confiance. Je connais ta fragilité, à ma façon, je le suis aussi… Mais je connais aussi ta force, et ton courage, celui là même qui te fait sourire malgré tes envies de pleurer parfois ; je suis sûre de ne pas me tromper, oui, tu es telle que je le décris, et tu peux rougir comme un rouge-gorge ; je serai flattée que mes paroles te fassent autant d’effet que le vin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu m’avais souhaitée les vœux que je voudrais pour cette année. Je prends le risque d’écrire ce que je désire, ici. Ce désert est à moi ; les vœux ne s’en échappent que pour se réaliser. Je suis superstitieuse. Cela ne marche qu’uniquement si on y croit, et à nous deux, ça ne peut que fonctionner. Je voudrais que notre amitié, légère et sans contrainte, pétrie par l’habitude, se garde d’elle-même si nous relâchons les liens, jusqu’à… jusqu’à ce que les océans, les frontières, et les lieux se raccourcissent pour nous, jusqu’à ce qu’un même soleil brille pour nous deux… je voudrais que tu sois mon étoile filante, comme dans la chanson. A Paris, nous nous assiérons dans un café, et nos vies se raconteront d’elles-mêmes, depuis le début, et sans ces intempestives interruptions virtuelles que sont les bugs ; je m’enthousiasmerai de ton look fantaisiste ; et on se parlera parfois en même temps parce qu’on aura des tas de choses à se dire…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon cher jumeau, tu es la touche d’espérance dans mon désert, mon étoile filante dans le vide du ciel noir, mon petit prince. Je me fais Renard. Mais passée cette retrouvaille (oui, retrouvaille…), tu retourneras sur ta planète pour une Rose que je ne connais même pas… La Rose du Québec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne te sens pas responsable de moi, après avoir lu ce mot. Ne te mets pas en devoir de mettre plus de soin à notre amitié. Pas besoin ; l’essentiel est invisible aux yeux. Si les hommes oublient cette vérité, toi, tu ne dois l’oublier. Notre amitié se sauvegarde. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A partir de quelle ligne ma voix s’est-elle mêlée à celle d’Eole ? Sommes-nous une au fond ? Je l’ignore, mais je sais que je t’aime beaucoup, &lt;a href="http://friandises.pitas.com/"&gt;Josy&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/a&gt;. Josy, Emjie, Marie-Josée, ou Perceval, c’est du pareil au même pour moi. Ma lettre n’est pas aussi belle que la tienne, mes mots sont maladroits quand ils deviennent vrais, quand ils sont sincères et destinés à être lus par des yeux existants…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20176002-113619643259873581?l=ambiance-vitree.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambiance-vitree.blogspot.com/feeds/113619643259873581/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20176002&amp;postID=113619643259873581' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20176002/posts/default/113619643259873581'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20176002/posts/default/113619643259873581'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambiance-vitree.blogspot.com/2006/01/lamour-dun-frre-virtuel.html' title='L&apos;amour d&apos;un frère virtuel'/><author><name>Ivich</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11420496746274716830</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20176002.post-113603603867857642</id><published>2005-12-31T14:33:00.000+01:00</published><updated>2005-12-31T14:33:58.690+01:00</updated><title type='text'>Désert</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;     Un très bon ami m’a dit ce qu’il pensait du contenu de cet espace perso. Les doigts à l’air, il m’a modelée la forme exacte de sa pensée. Et la couleur n’était pas belle...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Ici, c’est un désert qui rêve de mirages, et moi, Eole, je souffle sur ses dunes pour en dissiper les rêves importuns et misérables ; les grains de sable, grossiers et imparfaits, volètent dans l’air, comme des insectes maladroits et éparpillés, et toujours je les fais chanter de leur crissement strident.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     C’est la rage de vivre qui aurait du m’animer, et me faire inventer cet espace imaginaire ; mais non, c’est l’aridité de mon humeur qui assèche l’air. J’aurais du cracher dans les oasis de ce désert, et foutre le feu au décor du ciel bleu par le feu du soleil. Mais non, c’est bien pire. J’étais comme un lion, je rugissais, et je mordais, avec bruit et éclat. Maintenant, je suis comme un scorpion, rampant sous le sable, qui ne se manifeste que par son dard venimeux. Et moi, je pique, j’aime piquer par mes paroles ; c’est comme ça, ça me plait. J’ai toujours mordu, et mordu dans le vide, les dents claquant dans le Rien. J’ai aboyé, vitupéré, hurlé, crié, beuglé ; mais c’était de l’agitation inutile, qui aurait pu inciter au mépris. Maintenant, j’ai changé de rôle : je ne crache plus, je siffle ; je ne frappe plus aveuglément, j’étudie l’adversaire et je cherche son point faible pour appuyer une seule fois, et une fois définitive, où ça le ferait non plus mal, mais mourir.&lt;br /&gt;     Je me permets d’être horrible et méprisante ici. Et ironique, et cynique.&lt;br /&gt;     J’étais chaleureuse, je suis glacée. J’étais pleine de vie, et là, je m’étonne à peine de la froideur de mon cœur qui semble l’avoir empruntée à la mort.&lt;br /&gt;___________________________________________________&lt;br /&gt;Mais ça, c’est un jeu. Je m’amuse avec tous ces mots, tous ces sentiments simulés, tous ces états contrôlés ; c’est de la stratégie, du calcul, destiné à me détourner de l’Ennui. Sous une couche de givre, mon cœur continue à battre, palpitant et ardent. Et j’aime toujours.&lt;br /&gt;(Oh oui, j’aime toujours.) Je manipule un pantin qui joue avec le Vrai et le Faux. Je flirte avec l’imaginaire. Je me joue de moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Croyez-vous que j’allais agiter la clé de mon âme, ici, dans ce désert fréquenté par tous les abrutis du net, et prendre le risque qu’on pille mes temples enfouis dans le sable, qu’on brise le nez à mes sphinx, qu’on pisse dans mes oasis, et qu’on incendie mes palmiers ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon espace perso, c’est une énigme susurrée par le vent. Qui sait écouter, comprendra le sens caché, car il en est un ! à tout ce jeu. Qui ne fera que juger, sentira le vent lui souffler dans les oreilles. Qui comprendra… oh, ça sert à rien. A rien, tout ça ! Personne ne le fera. Qui ne s’est jamais soucié d’un corps conservé et enveloppé dans des bandelettes, au milieu de trésors dorés et diamantés ? Qui n’a jamais compris la valeur inestimable de ce cadavre qui a jadis chanté, souffert, pleuré, et aimé ? Qui d’autre que moi pourrait s’amouracher de cette momie qui garde son profond secret dans le silence égyptien ; qui d’autre que moi pourrait regarder avec passion son tombeau, et se dire : « qu’il était beau ! », en frémissant ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi, je n’offre ici que l’aridité du désert et le froid pénétrant de la nuit. J’en suis désolée. Si vous vous couchez sur le sable, prenez garde aux scorpions, aux serpents, et aux insectes nuisibles de ma terre. Une nuit, ils pourraient s’introduire au fond de vos oreilles, et…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si vous me connaissez déjà, vous devez vous rappeler qu’à une époque, j’étais gaie et joyeuse. Je me posais déjà beaucoup trop de questions qui signalaient ma chute, puis ma terrifiante lucidité. Mais même si les choses m’apparaissent dans leur vérité visqueuse : sales, malsaines, absurdes, et horribles à s’en griffer les yeux, les jolis trésors que j’ai gardé au fond de moi n’ont pas perdu de leur beauté. Et mon affection n’a pas changé non plus, je vous assure…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pour les gens que je connais irl et qui me lisent, si un jour, vous devez me connaître, si vous désirez me connaître, ne vous appuyez surtout pas sur le décor malsain de ce lieu maudit. C’est mon terrain de jeu, et si vous croyez trop longtemps à sa véracité, vous vous matérialiserez dans le jeu, et deviendrez mes gibiers. Ce n’est pas vous que je chasse. C’est moi, moi, toujours moi que je traque ! C’est un jeu, une comédie, ce n’est pas VRAI ! Je ne suis pas une vieille fille folle et hystérique. C’est mon jeu, mon délire, mon terrain de chasse où je joue avec Moi ! Je me cherche, vous comprenez ? Je me recherche entre les lignes, tout le temps, toujours. Grâce à ce jeu diabolique, je me fais une « autre » pour me regarder, et pouvoir me juger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;…Voilà, tout est dit.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20176002-113603603867857642?l=ambiance-vitree.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambiance-vitree.blogspot.com/feeds/113603603867857642/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20176002&amp;postID=113603603867857642' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20176002/posts/default/113603603867857642'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20176002/posts/default/113603603867857642'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambiance-vitree.blogspot.com/2005/12/dsert.html' title='Désert'/><author><name>Ivich</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11420496746274716830</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20176002.post-113593685068745098</id><published>2005-12-30T10:39:00.000+01:00</published><updated>2005-12-30T12:57:15.750+01:00</updated><title type='text'>Les volets clos</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Je crois qu'un autre nom de blog n'aurait pas pu être plus approprié que celui-là. Dans toutes les situations, dans tous les instants, à chaque fois, à chaque moment, quel que soit mon &lt;em&gt;moi&lt;/em&gt;, je suis à la fenêtre. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Et là, maintenant, pendant ces vacances de Noël, je me tiens à la fenêtre, et je regarde la griseur de la ville. Je me dis qu'il doit faire terriblement froid en voyant la neige, cet élément glacé et absurde pour lequel on s'émerveille bêatement, stupidement, sans rien voir des dégâts occasionnés. Une belle arnaque, cette neige, cette pellicule de Dieu, encore un autre présent qui descend du ciel. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Là, maintenant, je suis bien. Je me lève tôt, par choix, et non plus par obligation : ce n'est pas spécialement que j'aimais dormir avant, comme je le prétendais alors, mais c'était plutôt le fait que j'aimais dormir parce qu'on m'obligeait à me lever tôt et à ne plus dormir ; j'étais poussée à dormir par un sentiment de contradiction. Alors, maintenant que j'ai le choix, je me lève tôt pour être, là, maintenant. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Là, maintenant, c'est un réveil matinal, la rencontre fortuite entre le tendre soleil et moi, la douceur d'un chocolat chaud le matin, l'écoute d'une musique sans cesse renouvelée, la permission d'écrire, toujours, sans arrière-pensée, sans frein. Comme là, maintenant.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Et la journée est tout aussi monotone. Mes devoirs s'achèvent lentement, doucement ; je prends mon temps, je les fais sans précipitation, muée par aucune angoisse, ralentie par la paresse, tourmentée parfois par des promesses illusoires, mais au fond, ce n'est rien, puisque je les fais quand même, alors chaque jour a son utilité. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Je vis des journées en solitaire. J'ai droit à l'affection de mes parents, mais c'est un lot quotidien auquel je suis habituée depuis toujours : cet amour par obligation, né du sens même du mot "famille", se fond dans ma nappe d'isolement. Je suis bien, là. Ceux qui auraient voulu me parler pour sortir, et pour qui j'aurais du trouver des excuses, des prétextes pour refuser, je les ai bloqué. Ceux qui veulent me parler, je leur parle aussi ; mais je ne fais pas d'efforts pour maintenir une conversation : en fait, ils ne m'intéressent pas. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;La seule chose que je peux encore désirer sont les contacts purs, sans contrainte, pour le plaisir. Par le terme de contacts purs, je parle des gens que je n'ai jamais vus, jamais fréquentés, avec qui l'entente se fait naturellement, nullement entiché par les contraintes de la réalité : l'amitié, si amitié il y a, se noue d'esprit à esprit ; rien d'autre n'intervient. Cela me plait, cela me suffit, je ne veux rien d'autre. Le reste me parait sale et même hypocrite parfois. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Là, maintenant, je suis bien. Parfois, un souvenir de maths m'effleure ; &lt;a href="http://ambiance-vitree.blogspot.com/2005/12/une-anecdote.html"&gt;cette anecdote &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/a&gt;me contamine d'effroi et d'angoisse ; mais je souffle dessus, et elle disparait presque. Presque.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Mais sinon, là, maintenant, on peut dire que je suis bien.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20176002-113593685068745098?l=ambiance-vitree.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambiance-vitree.blogspot.com/feeds/113593685068745098/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20176002&amp;postID=113593685068745098' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20176002/posts/default/113593685068745098'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20176002/posts/default/113593685068745098'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambiance-vitree.blogspot.com/2005/12/les-volets-clos.html' title='Les volets clos'/><author><name>Ivich</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11420496746274716830</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20176002.post-113567085861568025</id><published>2005-12-27T09:06:00.000+01:00</published><updated>2005-12-27T09:12:56.466+01:00</updated><title type='text'>Une anecdote...</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Je m’accrochais de toute mon attention à la réalité. C’était un effort permanent que je ne devais pas relâcher, une bride que je devais serrer fortement, toujours. Mes yeux se plissèrent ; la réalité, qui s’arrêtait au tableau recouvert de chiffres et de majuscules, illustré du professeur qui s’agitait devant moi, m’était inconnue. Je ne la comprenais pas. J’avais beau me concentrer, les inscriptions à la craie blanche et les instructions du professeur valsaient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Tu as compris ? Tu sais ce qu’il fait faire et comment le faire ? » Me demandait-il avec espoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je le regardais d’abord d’un air perplexe, puis fronçais les sourcils en fixant le tableau d’un air désespéré. Ensuite, je lui fis mon sourire le plus convaincant et acquiesçai, le temps de le convaincre et de le voir s’en aller à une autre table. Mais le sourire s’évanouit rapidement de ma figure, et je fus aux prises d’une angoisse insoutenable. Je la chassais vite, car je savais que si je la laissais prendre son contrôle sur moi, je n’arriverais pas à m’en sortir. Alors, prenant mon courage à deux mains, je recopiai l’équation, et griffonnai quelques tentatives que je savais maladroites. Je m’aperçus bien vite qu’elles étaient parfaitement erronées, mais l’irruption du professeur à ma table me paralysa et m’empêcha d’aller plus loin dans mes essais. Il tourna ma feuille dans sa direction, et marmonna : &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;br /&gt;« Alors, qu’est-ce qu’elle m’a fait ? »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des âneries. Son regard me le confirma, et d’un air presque désespéré, me dit :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Je ne comprends pas. Qu’est-ce que tu as voulu faire ? »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je balbutiai pitoyablement quelques explications que je savais fausses, et il m’interrompit avec un profond soupir :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Tu te noies ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’avais peur qu’il s’énerve contre moi, mais ce fut pire. Avec une apparence trompeuse de calme et de patience, il me ré-expliqua la leçon, que j’oubliai d’écouter, figée dans l’angoisse grandissante de mes futurs échecs, et il termina avec la fatidique question :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« tu as compris ? »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’avais envie de hurler. Un voile humide s’abattit sur mes yeux, et je battis vite, très vite, des cils pour qu’il ne s’en aperçoive pas. D’une toute petite voix, je l’assurai de ce qu’il espérait, et que visiblement il ne croyait pas. Il s’en alla heureusement, provisoirement, mais heureusement, et me laissa seule avec moi-même et ma feuille. Je me noyais, il avait raison, au milieu des chiffres, des lettres, des plus/moins l’infinie, des fractions, de tous ces hiéroglyphes qui dans leur exactitude gardaient une emprise certaine et reconnue sur la réalité objective de l’univers. Les sciences étaient une intelligence qui m’échappait, mais dont j’avais besoin au nom de la réussite, et au nom de la compréhension de ce fichu monde qui m’entourait. Je n’avais pas le droit de négliger la moindre de ces facettes, et là, là, actuellement, les mathématiques m’emplissaient d’une terreur insoutenable qui me rendait nauséeuse. Mes mains tremblaient, et j’avais une folle envie de pleurer. Lorsque le professeur revint me voir, j’eus le temps d’appliquer une expression stoïque à ma figure, mais la feuille n’avait pas été modifiée depuis la dernière fois qu’il était venu me voir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Je n’ai pas très bien compris, en fait, monsieur… »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me contemplait avec un drôle d’air, et je compris qu’il me prenait pour la pire des idiotes dans le stage de remise à niveau en maths pour les nuls.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Ce n’est même pas que tu n’as pas très bien compris. Tu n’as rien compris du tout, voilà le cœur du problème ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il inspira énergiquement, et il se remit, péniblement, laborieusement, et vainement à me ré-expliquer, pendant que moi, misérable être au QI limité, je sentais mon être flageoler face à ces exigences d’intelligence que jamais, à ma profonde détresse, au grand jamais, je ne pourrais atteindre…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20176002-113567085861568025?l=ambiance-vitree.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambiance-vitree.blogspot.com/feeds/113567085861568025/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20176002&amp;postID=113567085861568025' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20176002/posts/default/113567085861568025'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20176002/posts/default/113567085861568025'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambiance-vitree.blogspot.com/2005/12/une-anecdote.html' title='Une anecdote...'/><author><name>Ivich</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11420496746274716830</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20176002.post-113558932392426700</id><published>2005-12-26T10:27:00.000+01:00</published><updated>2005-12-26T10:43:30.736+01:00</updated><title type='text'>Sous l'oeil du Grinch</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Enfin ! Noël est passé. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;br /&gt;Maintenant qu’il s’éloigne, je voudrais vous parler de cette horreur enguirlandée des couleurs rouge et verte de ma nausée. Je pourrais vous décrire, pendant une vingtaine de lignes inlassablement hargneuses, ce que vous connaissez déjà de vous-mêmes, mais pas de moi-même. Je pourrais vous entraîner dans cette ambiance cauchemardesque de gens pressés et suants dans l’artificielle chaleur étouffante des centres commerciaux, pressés d’en finir et d’être débarrassés du cadeau de l’autre, suants car pressés d’en avoir terminé avec ces présents dont ils se sentent obligés d’offrir, au nom de Noël, Noël, cette tradition esthétique et commerciale, avec son père Noël riant de bonhomie, et ses lutins verts sympathiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Noël, le rêve de tous ces petits enfants qui s’endorment en pensant aux rubans étincelants noués autour de leur cadeau enveloppé de ce papier doré qu’ils déchireront avec sauvagerie. Ils entendent déjà le bruit qu’ils feront de leurs petites mains féroces, et pressentent leur émerveillement ou leur déception face au présent découvert. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Ah, mais quel beau rêve, ce Noël, partagé également des sans abris dont le vœu le plus cher est de pouvoir savourer ce précieux instant au chaud, en compagnie de leurs proches. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Oh, le joli fantasme ! Même les vieilles personnes y pensent, et se souviennent de tous les Noël de naguère grâce à leur mémoire maudite. On est nostalgique, alors, on allume la télévision, et d’un air ému, on regarde les séries fantastiques qui passent pour nous, pour des gens qui sont seuls, le jour de Noël. On regarde ces absurdes comédies qui présentent des gens réunis et heureux autour d’une dinde, de foie gras, de caviar, et de champagnes. Ah ! Et quel Noël alors ! Il y a le sapin splendidement décoré d’anges et d’étoiles dans un coin, le piano pas très loin, et un papi attendrissant, de mignons enfants sur les genoux, chantant niaisement les cantiques ancestraux de Noël. Et si on ouvre la fenêtre, on voit que la ville s’est habillée pour l’occasion d’une robe éclatante de neige. Et tout le monde est heureux ; les chansons parfaitement hideuses sont reprises d’un chœur à l’autre de la ville, et tout va bien, car on se souhaite « Joyeux Noël » et on s’embrasse sur les deux joues, un verre de champagne à la main. On s’aime les uns les autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parfois, cependant, on s’attriste, l’œil tordu de pitié, des gens qui ne peuvent fêter Noël à cause de leur solitude. C’est une curieuse délectation que de les plaindre ensuite et de les mettre dans le même lot que la petite fille aux allumettes, le père Fouettard, et le Grinch et son chien. Mais on y pense avec bon cœur, sans y voir la moindre once de répugnance que ce comportement pourrait avoir ; on boit pour eux, tchinn, santé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merry Chrismas, les amis, et à la vôtre !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Oh zut, j’ai finalement parlé de Noël, alors que ce n’était vraiment pas le thème d’aujourd’hui. Tant pis.)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20176002-113558932392426700?l=ambiance-vitree.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambiance-vitree.blogspot.com/feeds/113558932392426700/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20176002&amp;postID=113558932392426700' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20176002/posts/default/113558932392426700'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20176002/posts/default/113558932392426700'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambiance-vitree.blogspot.com/2005/12/sous-loeil-du-grinch.html' title='Sous l&apos;oeil du Grinch'/><author><name>Ivich</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11420496746274716830</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20176002.post-113553247945432112</id><published>2005-12-25T18:40:00.000+01:00</published><updated>2005-12-25T21:38:33.950+01:00</updated><title type='text'>L'explication, la mienne</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Un espace personnalisé. Un espace personnel. C'est une chambre où l'air est mien, une antre aux trésors singuliers qui n'auront de sens que pour moi, un objet dont je pourrais en aveugle en tâter les formes, la texture, le grain, et dont je verrai les couleurs dans mon coeur...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mensonge. L'air est respiré par les autres, ces autres qui viendront ici, qui se demanderont ce que peut mijoter mon cerveau dans sa boite incongrue, avec cette vulgaire curiosité dont j'ai tellement besoin pour me sentir avoir de la valeur, pour me sentir exister, quitte à être considéré comme une personne malsaine et déséquilibrée, sous leurs regards répugnants, comme celui des bêtes posés sur nous qui nous mettent si mal à l'aise quand ils nous surprennent dans des moments terriblement embarrassants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mensonge. Je n'ai pas la personnalité des fous qui se délectaient de trésors incompris ; je ne pourrais savourer les délices de cette incompréhension que je désire ardemment, sans l'avoir vraiment. C'est quelque chose que je n'aurais qu'en la suscitant à dessein, un cadeau qui n'a pas d'authenticité, et que tant d'autres ont si facilement, si involontairement ! L'incompréhension, c'est le propre des fous ou des génies... Quand on n'est ni l'un, ni l'autre, c'est un don truqué. Si vous ne comprenez pas, ne cherchez pas plus loin. Cela ne signifie guère que je suis inaccessible à vous, comme je le rêverai, mais que mon goût de la mise en scène est intervenu, que la comédie de l'Incompréhension a parfaitement été joué, que je suis un bon bouffon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet objet n'est pas dénaturé dans sa conception. Mais c'est un objet aux relents pervers ; c'est l'objet de ma faiblesse, qui obéit à ses commanditaires, qui obéit à sa fonction première pour un but lointain, auquel j'ai succombé, en vu de flatter mon égo.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le concept d'espace perso a été crée pour encourager l'égocentrisme de l'humain afin de renforcer son individualisme. Des milliers d'individualisme sur des milliers d'espace perso. Savez-vous combien d'essais j'ai fait pour trouver un titre à mon espace perso ou un pseudonyme qui n'aient pas été utilisés ? Et pourtant, j'ai de la ressource. Des milliers de gens qui se croient être le nombril du monde, qui se croient importants, du moins assez pour raconter leur misérable petite vie, pour immortaliser leurs pensées médiocres ou prétentieuses à l'écrit, les fils d'une Toile que je déchirerai si j'en avais la possibilité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ils se croient exister tous ces gens, voilà, c'est ça l'espace perso : Un désert aride où hurler "&lt;strong&gt;J'existe ! Regardez-moi !&lt;/strong&gt; ". &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20176002-113553247945432112?l=ambiance-vitree.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambiance-vitree.blogspot.com/feeds/113553247945432112/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20176002&amp;postID=113553247945432112' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20176002/posts/default/113553247945432112'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20176002/posts/default/113553247945432112'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambiance-vitree.blogspot.com/2005/12/lexplication-la-mienne.html' title='L&apos;explication, la mienne'/><author><name>Ivich</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11420496746274716830</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry></feed>
